segunda-feira, 22 de fevereiro de 2010 | Autor:

Amor é toda essa “magia” de luz que gigantes de lucidez despertam em nós. Foi assim com Nelson Mandela.
Senti-o agora na estética, ética e saber por si semados há cinco décadas.
Só podemos merecer-vos dando-vos colinho no nosso existir, o melhor de nós em cada dia.
Flores regadas na varanda de nossas vidas.
Obrigado. Sempre. A si Mestre De Rose e a quem o ama tornando este um Mundo melhor.
António Mateus (antoniomateus@hotmail.com)
Jornalista
Lisboa – Portugal

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Seu carinho e sua atenção esculpem em mim uma pessoa melhor. Meu velho coração comovido agradece sua consideração. Retribuo-lhe com um abraço apertado e longo, de um irmão para o outro. DeRose.

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terça-feira, 12 de janeiro de 2010 | Autor:
Enviado em 09/01/2010 às 12:16 por Jonathan Sardas

Voici la version française : La Méthode DeRose, bien sûr encore en cours de re re re re re re relecture

Une pensée pour tous les francophones qui nous connaissent et pour ceux qui aimeraient nous connaître.

Abraço Mestre, merci pour ta présence à l’intérieur de chacun de nous.

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La
Méthode
DeRose
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Une culture fondée sur des concepts et des techniques pour une meilleure qualité de vie.

Sommaire :

QU’EST-CE QUE LA METHODE DeROSE ?
NOTRE DÉFINITION DE LA QUALITE DE VIE.
LA MÉTHODE DE ROSE EST-ELLE UNE MÉTHODE DE YÔGA ?
« MAGASIN DE DÉCORATIONS »
MAINTENIR LES JEUNES À L’ÉCART DES DROGUES
NOUS NOUS REFUSONS TOUTE CONDUITE SECTAIRE
COMMENT FONCTIONNE LE RÉSEAU D’ÉCOLES DE LA MÉTHODE DEROSE
PHILANTHROPIE ET ACTIONS SOCIALES
COURS OUVERTS AU PUBLIC
EXPLICATIONS SUR NOTRE CULTURE

QU’EST-CE QUE LA MÉTHODE DeROSE ?

Il est dans la nature humaine de vouloir comprendre chaque chose. Dès lors, nous avons l’habitude d’appréhender tout nouveau concept en le délimitant, afin qu’il entre dans des cases mentales préétablies. Or, cette approche nous amène à enfermer toute idée nouvelle, en lui imposant des schémas prédéfinis.

Lorsque nous évoquons la Méthode DeRose, Il est donc naturel que notre interlocuteur veuille savoir s’il s’agit d’une danse, d’une gymnastique, d’un art, d’un travail thérapeutique ou encore d’une philosophie. Et si finalement notre proposition ne pouvait pas se délimiter et entrer dans une de ces « cases » ?

Lorsque l’on tente d’expliquer ce qu’est notre Méthode, nous sommes souvent confrontés à la question suivante :

– Mais c’est une Méthode de quoi ?

Nous avons donc décidé d’offrir les clarifications que vous trouverez dans cet ouvrage, afin que chacun puisse affiner sa compréhension de cette méthode, et s’approprie ainsi ses nuances et subtilités.

La systématisation de la Méthode DeRose est le résultat d’un processus aussi graduel qu’empirique, qui a connu son origine en 1960. Au fil des années, plusieurs définitions satisfaisantes ont donc vu le jour.

Nous pouvons définir la culture proposée par la Méthode DeRose de la manière suivante :

La Méthode DeRose est un ourdissage de concepts et de techniques, qui puisent leur origine dans des traditions culturelles très anciennes.

Ou encore, sous une formulation plus ample :

La Méthode DeRose est une proposition de style de vie. Elle résulte d’un ourdissage de concepts et de techniques qui procurent une meilleure qualité de vie, notamment à travers un comportement raffiné, des relations humaines harmonieuses et des habitudes de vie saine. Un réapprentissage de la respiration, un ensemble de techniques organiques, ou encore une amélioration des capacités de décontraction et de concentration sont certains des outils dont elle dispose. Elle vise, en dernière instance, l’expansion de la conscience et la connaissance de soi.

Afin de mieux visualiser les différents aspects de la Méthode on peut organiser les concepts principaux de la manière suivante :

Une proposition de style de vie résultant d’un tissage de concepts et de techniques
qui procure une meilleure qualité de vie notamment à travers
un comportement raffiné
des relations humaines harmonieuses
des habitudes de vie saines
qui comprend des outils dont
un réapprentissage de la respiration
un ensemble de techniques organiques
une amélioration de la décontraction et de la concentration
qui vise l’expansion de la conscience et la connaissance de soi.

Tous ces items ne doivent pas être considérés comme des bénéfices qui viendraient en contrepartie d’une pratique spécifique. Ils ne sont en réalité que la conséquence naturelle d’une philosophie de vie saine.

NOTRE DÉFINITION DE LA QUALITE DE VIE.

Jouir d’une bonne qualité de vie :

C’est faire du plaisir, de la joie, de la santé et du bien être le cœur de notre existence.
C’est aussi répondre à nos besoins physiologiques et ergonomiques, et adopter des habitudes qui permettent l’épanouissement du corps, des émotions et de la pensée. C’est également maintenir des relations humaines chaleureuses, en se comportant avec générosité, raffinement, élégance et respect.

C’est adopter une vision du monde qui nous incite à nous développer en tant qu’individu, et à nous perfectionner toujours d’avantage. C’est aussi étudier, poursuivre des idéaux, et rechercher la connaissance de soi. C’est également faire preuve d’initiative et adopter un comportement éthique et responsable, vis-à-vis de la société et de l’environnement.

Mais c’est aussi : savoir maintenir un niveau de vie sensiblement inférieur à nos ressources, vivre à proximité de son travail, choisir avec soin son alimentation, parvenir à tirer satisfaction de toute chose. Et encore : donner du temps et de l’attention aux personnes qui nous entourent, offrir des fleurs à la personne qu’on aime, ne pas se laisser abattre par les aléas de la vie, aimer véritablement et pardonner sincèrement.

Tout cela résume bien ce que sont nos valeurs.

LA MÉTHODE DeROSE EST-ELLE UNE MÉTHODE DE YÔGA ?

Pour éviter de longues discussions, on pourrait être tenté de dire que la Méthode DeRose est une méthode de Yôga. Mais il faut avoir clairement à l’esprit que cette affirmation est une simplification et qu’elle ne correspond pas tout à fait à la réalité.

La Méthode De Rose est un tissage de concepts et de techniques, dont seules les techniques proviennent du Yôga Antique.

Quant aux concepts préconisés, ils dépassent le simple cadre technique dans lequel se définit le Yôga. En effet, on appelle Yôga toute méthodologie strictement pratique qui conduit au samádhi.
D’où proviennent donc ces concepts, cette attitude, ce comportement, mis en avant par la Méthode DeRose ?
Ils sont issus de la philosophie comportementale et de la philosophie théorique propres à la période protohistorique et à la société dravidienne dans laquelle est née le Yôga Antique.

« MAGASIN DE DÉCORATIONS »

Un passant aperçoit l’enseigne d’un bel établissement : « magasin de décorations ». Il prévoyait justement de refaire la décoration de sa salle de séjour. Il entre alors en demandant au propriétaire :

– Bonjour, je voudrais voir vos papiers peints, s’il vous plaît.

Le propriétaire, très souriant, lui répond alors :

– Veuillez nous excusez, monsieur. Nous ne disposons pas de ce type de produit.

Qu’a cela ne tienne, se dit notre acheteur, réfléchissant à ce dont il pourrait avoir besoin pour son salon.

– Pourriez vous me montrer les parquets ou les moquettes que vous avez ?

– Je suis profondément désolé Monsieur, nous ne vendons aucun type de décoration d’intérieur.

L’acheteur mécontent, rétorque :

– Mais je ne comprends pas, j’ai bien lu à l’entrée « magasin de décorations ».

Et le propriétaire du magasin, sans perdre son élégant sourire, explique alors :

– En effet, notre établissement offre des décorations, des signes distinctifs propres aux ordres de chevalerie. Nous proposons donc l’insigne de l’Ordre de la Légion d’Honneur, la médaille d’Honneur des Sapeurs pompiers et bien d’autres. Le mérite étant le seul critère pour obtenir ce type de récompenses, tout acheteur doit, bien entendu, nous apporter les documents prouvant qu’il a bien obtenu la décoration qu’il prétend acquérir.

Ce genre de malentendu, se répétait tous les jours dans les écoles accréditées par la Méthode De Rose. De nombreuses personnes entraient en contact avec nous à la recherche d’un type de gymnastique, d’une forme de thérapie, ou d’exercices relaxants. Or ce que nous offrons est extrêmement éloigné de tout cela. Nous proposons, en effet, une culture, une philosophie, un style de vie.

Aujourd’hui, nos directeurs d’écoles ayant décidé de n’utiliser que la formule Méthode De Rose, plus personne n’entre dans nos établissements en recherchant des « décorations d’intérieur ». Nous évitons ainsi la situation embarrassante de devoir expliquer à une personne intéressée que nous n’offrons pas ce qu’elle vient chercher.

Pourquoi avoir choisi le terme Méthode DeRose ?
En réalité, ce sont les élèves qui utilisent cette expression depuis des dizaines d’années. Après cinquante ans d’enseignement, nous avons décidé de l’accepter pour se référer à notre proposition.
Par ailleurs, nous disposons d’une trentaine d’alternatives pour se référer à la Méthode DeRose : notre Culture, notre Proposition, notre Méthode ou encore notre Philosophie en sont certaines parmi d’autres.

MAINTENIR LES JEUNES À L’ÉCART DES DROGUES

Si notre travail n’avait pas d’autre vertu, n’offrait aucune autre contribution à la société, le seul fait de maintenir des milliers de jeunes loin des drogues suffirait à lui donner du sens.

Lors d’un cours de notre Culture, un jeune instructeur s’est adressé au Professeur De Rose d´une façon très emouvante :

– Professeur. Je veux vous remercier, car vous m’avez sauvé la vie.
Le Professeur De Rose lui a répondu que lui aussi sauvait la vie de nombreuses personnes, car il était également instructeur de notre Philosophie. Mais il a alors expliqué :

– Non, je voulais dire que vous m’avez vraiment sauvé la vie. J’avais un ami avec qui je sortais souvent la nuit. On se soulait et on sortait. Aujourd’hui, après le cours, je vais assister à son enterrement : il s’est soulé, et il est mort dans un accident de voiture. J’aurais pu être la avec lui, mais je suis bien ici, en vie. C’est pour cela que je dis que vous m’avez sauvé la vie.

Les parents de nos élèves nous demandent souvent comment nous arrivons à maintenir un groupe de jeunes loin des drogues, de l’alcool et de la cigarette. En réalité, ce sont les anciens élèves qui sont responsables de cela. Les nouveaux élèves entre en contact avec des jeunes sains qui profitent pleinement de la vie et ils vont rapidement avoir envie de faire partie de ce groupe. Mais pour être accepté, ils doivent eux-mêmes montrer des habitudes saines de vie.
C’est sans doute une des raisons qui explique pourquoi de plus en plus de parents soutiennent leurs enfants lorsqu’ils décident de suivre la formation d’instructeur de la Méthode DeRose. Nous sommes souvent émus et fiers de la confiance que nous recevons des parents de nos élèves.

NOUS NOUS REFUSONS TOUTE CONDUITE SECTAIRE

Nous évitons tout type de sectarisme car il compromet le sens critique, la capacité de jugement et la liberté d’action de l’individu. Nos élèves et nos lecteurs sont des personnes cultivées, disposant d’un niveau élevé d’éducation et ayant souvent voyagé dans de nombreux pays. En somme, ce sont des personnes matures et lucides. Travailler avec ce type de public permet de nous prémunir contre tout comportement sectaire, qu’il soit de nature spirituelle, politique, ou autre.

C’est aussi dans ce sens, que notre tout premier Axiome affirme laconiquement : « Ne croyez pas ». Ne croyez pas à ce qu’on vous dit. Ne croyez pas aux informations les plus honnêtes, transmises par les personnes les plus sincères, car elles ont toujours souffert d’une distorsion. Ne croyez pas non plus à ce que vous trouverez dans ce livre. Toute affirmation auréolée de vérité est relative à un point de vue particulier, qui dépend de l’observateur. Toute « vérité » souffre d’une distorsion due à la culture, aux névroses et aux intérêts de ceux qui l’acceptent comme telle.

Dogmes, doctrines et endoctrinements sont donc exclus de notre proposition. Nous privilégions toujours la diversité des options, la liberté de choix et la liberté de penser. Tous nos élèves et lecteurs, sans pour autant tomber dans le questionnement compulsif, doivent impérativement garder leur sens critique.

COMMENT FONCTIONNE LE RÉSEAU D’ÉCOLES DE LA MÉTHODE DE ROSE

Les entités accréditées par notre Méthode (écoles, espaces culturels, associations, fédérations) sont toutes autonomes et chacune dispose de son propre propriétaire, directeur ou président. Nous travaillons avec un système d’accréditation qui est profondément différent du système de franchise. Le Professeur De Rose ne possède qu’une seule école et les autres entités, totalement autonomes, ne doivent pas réaliser le moindre versement, ni au Professeur De Rose, ni à aucune organisation. Celles-ci offrent un travail sérieux, ce qui contribue au renom de notre Culture, et en échange elles ont le droit d’utiliser le nom Méthode DeRose. Cela génère un cercle vertueux, qui bénéficie à tous et stimule un public toujours plus vaste à rechercher l’enseignement de notre Philosophie dans des établissements sérieux et des livres de qualité.

PHILANTHROPIE ET ACTIONS SOCIALES

Notre institution compte des milliers d’élèves inscrits au sein d’écoles et d’associations présentent en France, en Angleterre, en Italie, au Portugal, aux Etats-Unis, au Brésil et en Argentine. Plus d’un million de personnes suivent nos enseignements à distance, en lisant nos livres, en assistant à nos vidéos, en écoutant nos CDs1. Toutes ces personnes peuvent rendre des services inestimables à la communauté.
Nous encourageons donc l’ensemble de nos élèves à participer aux différentes actions sociales et philanthropiques. La participation extrêmement active du réseau d’écoles DeRose à la vie de communauté est aujourd’hui reconnue par de nombreuses institutions. Le Professeur DeRose a notamment eu le privilège de recevoir le titre de Membre d’Honneur du Rotary Club en 2007, et les écoles du réseau DeRose ont reçu une médaille de l’Unicef qui venait gratifier la régularité et le montant de leur soutien financier.

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1 De nombreux livres, CDs et vidéos sont en libre téléchargement sur notre site internet http://www.MetodoDeRose.org

COURS OUVERTS AU PUBLIC

Parallèlement au travail réalisé dans l’ensemble des entités accrédités. Nous organisons des cours gratuits et ouverts à tous, dans les parcs et jardins de nombreuses villes à travers le monde.
A Paris, durant tout l’été, le jardin du Luxembourg accueille un cours ouvert à tous1.

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1 Pour toute information vous pouvez entrer en contact avec la Fédération Française de la Méthode De Rose par téléphone au +(33)1 43 25 24 68 ou au +(33)6 99 51 11 08 ou par email à l´adresse rivegauche.fr@metododerose.org

EXPLICATIONS SUR NOTRE CULTURE

Propos recueillis lors de l’entretien du Professeur DeRose avec le journaliste António Mateus, à Lisbonne en 2009.

Votre culture promeut un individu plus lucide, plus conscient, qui intervient d’avantage dans la société. C’est bien cela ?

Oui, en effet, l’idée est qu’à travers un ensemble de techniques et de concepts nous puissions amener l’individu à un état de conscience plus étendu, plus large.

Quelle est l’intention, l’objectif à accomplir, dans l’évolution que vous proposez à cet individu ?

L’objectif à atteindre est un état d’hyper-conscience, appelé aussi d’état de méga-lucidité. Cet état de conscience est, en réalité, la direction vers laquelle l’humanité est déjà en train d’évoluer.

Et il est tout à fait possible d’atteindre cet état de conscience. Certaines personnes, n’ayant ni lu, ni étudié le sujet, affirment que l’hyper-conscience est un idéal inatteignable, voire une pure invention de l´esprit. En réalité, nombreux sont les individus qui l’ont déjà atteint.

Le fait que cet objectif soit atteint ou non, va bien entendu dépendre d’un ensemble de facteurs. Parmi eux, les capacités propres de l’individu jouent un rôle déterminant. Quant à ceux sur lesquels il est possible d´agir, nous pouvons citer l’investissement personnel, le temps consacré à la pratique de cette philosophie, mais aussi l’environnement dans lequel la personne évolue. Dès lors, certains éléments tels que le bagage culturel, la profession exercée, ou encore l’âge auquel la personne a débuté, vont également entrer en ligne de compte.

Alors que, de nos jours, les sociétés ont du mal à penser l’individu, et même à se penser en tant que société, votre Culture est peut être la proposition qui manque. Cet individu, évidemment différent, plus lucide, plus conscient, quel impact peut-il avoir sur la société ? En quoi peut-il changer les choses ?

Lorsque qu’une personne est plus lucide, plus consciente, sa manière d’être dans le monde va profondément évoluer. Elle va s’investir d’avantage dans son travail et améliorer ses relations humaines. Elle va pouvoir s’engager, de manière plus effective, dans la poursuite d’un idéal, que celui-ci soit politique, humanitaire, philanthropique, artistique ou autre. Et surtout, cette personne se sent plus intégrée au monde qui l’entoure. Lorsqu’un individu ne bénéficie pas encore d’une conscience pleinement développée, il perçoit le monde comme divisé entre « moi » et « les autres ». Au moment où la conscience s’étend, il perçoit que ce « moi et les autres » n’existe pas.
En réalité, nous sommes tous une seule et unique entité, nous sommes tous liés les uns aux autres, et cela, pas uniquement au sein de l’espèce humaine, mais aussi entre les espèces, au niveau planétaire et du cosmos tout entier.

Comment se traduit l’état d’hyper-conscience, de méga-lucidité, dans la vie quotidienne ?

Dans la vie quotidienne, cela se traduit par une participation objective, que nous appelons d’action effective. Une conscience plus étendue nous amène à percevoir que le discours seul n’a pas de valeur effective, que l’intention ne suffit pas. Nous comprenons alors qu’il est nécessaire de faire preuve d’initiative mais surtout que nous devons mener nos actions jusqu’à leurs termes. Cela permet, en effet, d’en apprécier les résultats dans notre vie, dans notre entourage, mais aussi dans la société. Un individu plus conscient, plus lucide, est donc amené à étendre son champ d’action. Il cesse alors d’être un individu insignifiant, dont la voix n’est pas entendue, et devient, au contraire, une personne qui agit et modifie le monde dans lequel il vit.

Comment votre culture parvient-elle à agir de la sorte sur l’individu ?

Notre Culture, je l’appelle notre Culture avec un C majuscule car il s’agit d’un ensemble de concepts et de techniques, d’une philosophie, d’un art de vivre. Notre Philosophie, notre Culture amène l’individu dans cette direction grâce à un réapprentissage, progressif et spontané, d’une manière d’être au monde. Il convient de préciser que nous nous refusons tout type d’endoctrinement ou d’attitude répressive vis-à-vis de l’individu. Dès lors, selon nous, le meilleur chemin pour l’évolution du pratiquant est celui de l’exemple. Celui-ci apprend une nouvelle manière d’être, d’agir et d’interagir, en observant le comportement de ses camarades. C’est en évoluant à l’intérieur d’un groupe qui se dédie déjà aux mêmes idéaux, et grâce à la force de ce groupe appelée égrégore, que l’individu change naturellement.

L’influence de votre Culture sur le groupe peut-elle être comparée à l’action d’un chef d’orchestre qui affinerait le son des musiciens ? Nous réunissons des violons, des flûtes, et ils adoptent tous un comportement tourné dans la même direction ?

Oui c´est une image pertinente. Il s’agit, en fait, tout d’abord, d’affiner l’individu lui-même. Nous cherchons une synchronisation entre tous les éléments qui constituent un être humain. Cette synchronisation va concerner l’ensemble des corps de l’homme : le corps physique, le corps émotionnel, mental, intuitif, etc. L’objectif étant que tous entrent en synergie, en reprenant votre métaphore, comme un véritable orchestre.

Mais le pratiquant ne doit pas se restreindre à son petit monde intérieur, à son petit univers personnel. L’orchestre du pratiquant doit devenir l’orchestre familial, l’orchestre du métier qu’il exerce, l’orchestre de l’art qu’il cultive. Et les musiciens qui jouent à l’unisson, deviennent peu à peu l’ensemble des éléments, des personnes et des circonstances de son environnement.

Au fur et à mesure que le champ d’action de l’individu s’élargit, il en vient à penser que le monde est finalement très petit. Grâce aux nouveaux moyens de communication, notre impact sur le monde devient plus effectif. Autrefois, nous devions passer par l’écriture, via des livres et auparavant, via des parchemins. Aujourd’hui, nous pouvons communiquer nos pensées de manière instantanée, dans le monde entier.

Le scientifique Carl Sagan prétend, au contraire, que l’individu est contaminé, pollué, par la société. Votre Culture a une proposition opposée. Elle promeut un individu actif, conscient et qui intervient dans la société.

En réalité, je suis d’accord avec lui. D’une certaine manière, la société « contamine » l’individu. Mais l’individu peut, en retour, « contaminer » cette même société. L’idée est, en effet, de percevoir dans un premier temps que la société détient une véritable force, que tout l’environnement culturel dans lequel nous vivons, a une grande influence sur nous. Nous sommes, de fait, le produit, les fruits de l’environnement et de la culture dans laquelle nous avons été éduqués. Si nous prenons conscience de cela, et que nous refusons d’accepter passivement cette « contamination », nous pouvons alors inverser le processus et influencer, à notre tour, la société.

Cet individu actif, et non passif, vient rejoindre l’idée d’un individu plus lucide, plus conscient auquel nous faisions référence au début de l’entretien. Cette lucidité consiste aussi pour l’individu dans le fait de s’apercevoir que l’influence du monde extérieur peut lui nuire, c’est bien cela ?

Oui, en effet, une plus grande lucidité s’accompagne de la perception de ce que le monde extérieur a de favorable, mais aussi de ce qu’il a de nuisible pour l’individu.

Mais il convient ici de rappeler que notre proposition culturelle, ne se veut pas agressive. Elle ne peut en aucun cas se réaliser par la violence. En d’autres termes, nous n’allons pas à l’encontre de ce qui est déjà établi, nous ne voulons pas que les gens changent leur façon de penser et adopte notre Philosophie. La proposition est la suivante : que ceux qui pensent déjà de la même façon que nous ne se sentent pas seuls et incompris. C’est à partir de cela que nous pouvons nous réunir autour d’un même idéal, mettre en commun des idées, des concepts. Nous pouvons alors partager une manière de vivre, de construire nos amitiés et nos relations affectives, dans le sens d’un plus grand raffinement, de plus de tendresse et de tolérance.

Un jour une jeune élève de notre Méthode nous a écrit une très belle lettre qui terminait de la manière suivante : « Je me suis toujours sentie comme un jocker perdu dans un grand jeux de cartes, aujourd’hui j’ai trouvé un jeu où toutes les cartes sont des jockers. »

Votre Culture ne se limite pas à une proposition intérieure à l’individu, mais englobe aussi la manière de se comporter avec les autres êtres humains et d’agir dans le monde autour de soi. Est-ce que cela s’accompagne d’une nouvelle éthique ? Voire d’une nouvelle esthétique ?

En réalité le concept même d’intérieur de l’individu présuppose une dichotomie entre l’intérieur et l’extérieur. Notre Culture ne perçoit pas l’individu et le monde comme deux entités séparées. De même, nous n’opposons pas le corps et l’esprit, et nous ne considérons pas qu’il existe un monde spirituel et un autre naturel. Selon nous, l’intérieur et l’extérieur d’un individu ne sont qu’une seule est même chose. Nous pensons, par conséquent, que lorsque nous sommes capables de vivre intégrés à ce qui nous entoure, notre capacité de réalisation augmente tant quantitativement que qualitativement. L’évolution personnelle de l’individu ne fait pas sens si cela ne se reflète pas sur la société, l’environnement, l’humanité et le monde en général.

Ce que nous offrons, c’est une véritable proposition d’éducation culturelle, conduisant l’individu à un niveau plus élevé de raffinement, de politesse, de sens artistique, de sensibilité. Cela s’accompagne donc, nécessairement, d’un nouveau rapport à l’esthétique et à l’éthique. Et ce nouveau rapport à l´éthique va concerner aussi bien l´Ethique valable partout et toujours, que la « petit éthique », l´étiquette, que l´on applique au quotidien dans nos relations humaines.
Par ailleurs, notre proposition n´étant pas réservée à une société ou à une culture spécifique, pour trouver le comportement adéquat, il faut toujours prendre en compte la culture dans laquelle on se trouve, que celle-ci soit catholique, judaïque, musulmane, hindoue, ou autre.

Mais rappelons, pour ne pas créer de malentendu, que bien que nous puissions parler d’un nouveau rapport à l’éthique et à l’esthétique, rien de ce que nous proposons n’est, à proprement dit, nouveau.

Cela change complètement la dynamique du monde qui nous entoure. Quelles sont les possibilités qui s’ouvrent à nous ?

Les possibilités sont nombreuses. Cependant, la réalisation est toujours lente, car il est toujours difficile pour l’être humain de dépasser les paradigmes dans lesquels il évolue. Nos circuits neurologiques ont été conçus de manière à ce que, lorsque nous avons appris certains concepts, certaines procédures, il soit extrêmement difficile de les changer. Par conséquent, lorsque nous transmettons un enseignement tel que le notre, nous devons garder à l’esprit que cela s’adresse essentiellement à un public de jeunes adultes. Selon moi, ils sont en effet les plus aptes à incorporer une nouvelle praxis.

Martin Luther King nous a légué le rêve qu’il nourrissait – I have a dream. John Lennon nous a dépeint le sien à travers une musique – Imagine. Nelson Mandela a échangé sa liberté contre son rêve. Quel est le rêve du visionnaire DeRose ?

Pour ma part, je préférerais ne pas employer le terme visionnaire. En effet, notre travail est très terre-à-terre, il est tout ce qu’il y a de plus objectif, et s’adresse directement à l’individu dans le monde dans lequel il vit. En d’autres termes, notre proposition n’est pas emprunte de subjectivité, de théorisation ou de présupposés d’aucune sorte.
Nous avons bien entendu des idéaux. Mais nous portons une attention extrême à ce qu’ils ne soient pas teintés de fanatisme. En effet, tout type de fanatisme doit absolument être évité. Malgré tout, nos concepts sont destinés à être appliqués de manière effective et notre Proposition ne doit pas être qu´un joli discours. L’idée est, par exemple, qu’un chef d’entreprise mette notre Culture en pratique dans l’organisation qu’il dirige. Il peut alors modifier sa manière de concevoir et de gérer l’entreprise, et envisager chaque fonctionnaire, chaque collaborateur, comme un être humain, c’est-à-dire un individu qui a de la valeur, du potentiel et de la créativité. Cela permet de dépasser la conception obsolète du fonctionnaire et du chef d’entreprise pris comme deux forces opposées sur un champ de bataille. Si tout le monde s’oriente dans la même direction, on peut alors diriger nos actions vers le progrès individuel et par conséquent celui de la société.

Mais lorsque vous mobilisez vos instructeurs, votre famille, votre égrégore DeRose, le futur que vous créez est orienté dans une certaine direction. Quel horizon donnez-vous à votre passage dans cette vie ?

Mon horizon, à court terme, est de voir de plus en plus de personnes heureuses, profitant d’une vie saine et d’une meilleure qualité de vie. Et c’est tout d’abord cela qu’offrent nos techniques.

A moyen terme, j’entrevois pour ces personnes une vie prospère. Lorsqu’un individu dispose d’une meilleure qualité de vie, se montre tolérant et sait gérer ses relations intersubjectives, il se retrouve aux commandes de sa propre vie. Il peut alors développer son charisme et évoluer de manière sereine dans son propre environnement. Cela se traduira rapidement par une plus grande stabilité affective et professionnelle, ce qui conduit alors généralement à une plus grande prospérité. Il va donc rapidement bénéficier d’une plus grande stabilité affective et professionnelle et cela se traduit généralement par une plus grande prospérité économique, sociale et culturelle.
De plus, grâce à des habitudes de vie saines, leur espérance de vie augmente. En effet, notre Philosophie enseigne notamment à éviter l’alcool, le tabac et tout types de drogues. Et cela rend la vie bien plus divertissante. N’étant sous l’influence d’aucune de ces substances toxiques qui interfèrent avec notre état de conscience, nous bénéficions d’une plus grande lucidité. Nous percevons alors le monde sous une autre optique, il nous paraît plus attrayant.

Quand à mon horizon à long terme, c’est de voir ces personnes atteindre la connaissance d’eux-mêmes. En fait, cela fait déjà plus d’un demi-siècle que je suis sur ce chemin.

Vous avez dessiné un horizon en ce qui concerne les personnes qui vous entourent, quand est-il au niveau collectif ?

En effet, ce que nous cherchons à transmettre au niveau individuel est la connaissance de soi. Quant à l’humanité, si elle parvient, un jour, dans son ensemble, à cette connaissance de soi, elle connaîtra une évolution profonde. Elle pourra notamment éviter certaines solutions extrêmes auxquelles elle a recours à l´heure actuelle. Nous pouvons, par exemple, observer qu´encore aujourd’hui, plusieurs nations sont en conflits armés et de nombreux pays sont gouvernés par des dirigeants qui ne cherchent pas le bien être et l’évolution de leur propre peuple.
Si nous parvenions à ce que, si ce n’est pas toute l’humanité, au moins ceux qui ont le pouvoir de décision, ceux qui créent des lois, ceux qui peuvent décider de déclarer des guerres, aient tous atteint un état de conscience plus large, plus étendu, nous vivrions dans un monde bien plus harmonieux.

Le XXIème siècle est déjà profondément différent des siècles précédents. Pour la majeure partie de la population mondiale, si nous comparons la situation actuelle, en termes de qualité de vie et de niveau de conscience, avec celle du XIXème, du XVIème ou de du XIIème siècle, nous pouvons constater que nous sommes sur une courbe ascendante.

Dans votre livre Eu me lembro (Je me souviens), vous retournez aux fondements de notre existence, comme qui voudrait reculer pour mieux sauter. Où ce saut nous emmène-t-il ?

Le livre Eu me lembro est un conte qui se déroule dans la Vallée de l’Indo, au sein d’un peuple qui vivait en harmonie et qui a existé il y a plus de 5000 ans, juste avant l’apparition des registres historiques. A cette époque, dans cette civilisation, il existait déjà des villes dont l’urbanisme était très avancé. Les maisons du peuple étaient construites sur deux étages et disposaient de systèmes de ventilation, de sanitaires et même de l’eau courante. On a presque du mal à croire que tout cela ait existé 3000 ans avant Jésus Christ !
La population disposait d’une bonne qualité de vie ; Il n’y avait de constructions pharaoniques ni pour les monarques ni pour les clercs et chaque citoyen était respecté. Les archéologues, eux-mêmes, lorsqu’ils découvrirent les ruines, hésitèrent avant de communiquer leur découverte aux académies scientifiques, de peur de ne pas être pris au sérieux. Cette civilisation était véritablement exceptionnelle pour l’époque.

Cette société vivait sous le régime du matriarcat, et il en va de même pour l’ensemble des peuples primitifs non-guerriers. A l’inverse toutes les sociétés patriarcales furent des sociétés guerrières. Le système patriarcal a donc fait son apparition dans la région, avec l’arrivée des ariens, un peuple considéré comme sous-barbare, 1500 ans avant Jésus Christ.
Si le patriarcat met en avant la guerre, les sociétés matriarcales voient le monde à travers une toute autre optique. Elles privilégient la mère, la tendresse, le ventre, le sein… Et de cette vision du monde découle une organisation profondément différente de la cellule familiale et de l’Etat dans son ensemble. De plus, ces sociétés ne se dédiant pas à la guerre, elles peuvent se consacrer à l’art, la culture, la science et la philosophie. Les élans culturels et artistiques de ces peuples étaient d’autant plus stimulés que les sociétés matriarcales, par nature, privilégient la sensorialité et la libre expression des sens.

La fiction «Eu me lembro » se déroule donc au sein d’un peuple heureux, en bonne santé, stable et prospère. Et ce retour en arrière, à cette période proche de l’origine de la civilisation elle-même, est riche d’enseignement. Il semble que quelque chose ait été perdu par la suite.

Dans Eu me lembro, vous retournez dans une passé onirique pour nous transporter ensuite dans une réalité plus palpable, un peu comme s’il s’agissait d’une vision anthropologique. Vers où nous conduit donc ce voyage ?

Nous amenons le lecteur jusqu’à cette réalité culturelle, cette civilisation, cette manière d’être, le conduisant alors à s’interroger sur son propre comportement avec ses enfants, ses parents, ses amis, ses ennemis, la personne qu’il aime. Quant à déterminer où se situe la frontière entre la fiction et la réalité, je laisse le lecteur libre de le découvrir par lui-même.

Vous défendez la liberté comme le tout premier pilier de notre existence. Cependant nous avons besoin de respecter une certaine discipline pour défendre nos valeurs. Quel arbitrage doit-on faire entre discipline et liberté ?

Dans l’un de mes ouvrages, j’expose la pensée suivante : « la liberté est notre bien le plus précieux. Lorsque la discipline violente la liberté, optez pour la liberté. »
Comment doit-on concilier liberté et discipline ? Bien que la discipline soit extrêmement importante, si celle d’un groupe spécifique, qu’il soit politique, sportif, ou autre, me fait violence, je dois toujours donner la priorité à ma liberté. Dois-je donc lutter contre les règles qui m’oppressent pour préserver ma liberté ? Choisir d´affronter le groupe constitue rarement la meilleure alternative. Lorsqu’un groupe ne me convient pas, l´attitude la plus censée est de prendre mes distances, tout en préservant, tant que faire se peut, les liens d´amitié que j’avais pu y construire. Je peux ensuite chercher un groupe dans lequel je me sente bien.
Il est évident que je respecte ceux qui pensent le contraire. Certains pensent que pour défendre leur point de vue, il est nécessaire de lutter, d’insulter, d’agresser et de provoquer des scandales. Mais il s’agit clairement d’un groupe de personnes dans lequel, pour ma part, je ne me reconnais pas.

Votre Culture préconise-t-elle de travailler sur ce qu’il y a de bon ou de mauvais en nous ? Sur nos points positifs ou nos points négatifs ?

Je ne sais pas si je m’exprimerais en ces termes. En effet, en exacerbant la notion de bien et de mal nous risquons de « christianiser » notre discours. Il est important d’avoir conscience que le bien et le mal, comme le juste et le faux, sont des notions relatives qui dépendent toujours du contexte social, culturel et religieux. Si vous entrez dans une église catholique, vous devez enlever votre chapeau en signe de respect. A l´inverse, si vous entrez dans une synagogue, il convient de garder ce même chapeau. Je me souviens qu’un jour nous visitions un temple Sikh en Inde et nos hôtes nous demandèrent de couvrir nos têtes. Même la caméra qui filmait le rituel, était couverte avec un tissu blanc, en marque de respect. Le comportement juste dépend donc des conventions en vigueur. Dès lors, au lieu de blâmer les autres et de se blâmer soi même en disant : « C’est ton mauvais côté ! » ou « Tu as commis une faute ! », on pourrait peut-être dire : « Ton attitude n´a pas été adéquate, à ce moment donné ou dans ce groupe en particulier ».
Nous avons, par ailleurs, une pensée qui dit la chose suivante : « le mal est le nom que l’on donne à la semence du bien ». Il est intéressant d´observer que tout ce que l’on considère, à un moment donné, comme « mal » ou « mauvais », se révèle, par la suite, être à l’origine d’une situation fertile.

Sur ce chemin d’apprentissage, qui conduit à l’hyper-conscience, l’individu doit savoir dans quelle direction avancer, un peu comme un coureur de fond doit savoir où se situe la ligne d´arrivée. Pour arriver plus vite, les élèves doivent-ils être focalisés sur l’objectif à atteindre ?

Nous devons appréhender ce chemin d’apprentissage comme s’il s’agissait d’un beau voyage, un voyage que vous faites en train et dont vous connaissez la destination. Vous regardez le paysage qui défile devant vos yeux, vous conversez avec un ami à vos cotés, vous allez jusqu’au wagon restaurant pour apprécier un délicieux repas, vous vous reposez, vous dormez un peu. En somme, vous profitez du voyage. Et ainsi vous arrivez plus vite. Au contraire si vous ne cessez de penser : « je dois y arriver ; je dois y arriver ; quand est-ce que je vais y arriver ; il faut que j’y arrive ; il faut que j’y arrive ». Le voyage devient désagréable et paraît plus long. Nous voulons donc que nos élèves soient conscients qu’ils avancent dans une certaine direction mais sans trop se focaliser sur le but à atteindre. L’important est qu’ils profitent du chemin à parcourir, et ce, notamment en appréciant les personnes qu´ils vont être amenés à rencontrer.

Si les personnes de mon entourage ne partagent pas le même point de vue, le fait d’avancer sur un chemin d’évolution peut-il être source de conflits ?

Lorsque dans un couple, l’un des deux conjoints décide de faire évoluer sa manière d´être et l’autre non, certains problèmes de communication peuvent éventuellement surgir. Celui qui s´engage sur ce chemin d´évolution doit alors faire preuve de compréhension, de tendresse et de respect.
Les deux conjoints se sont mariés en ayant une certaine vision de l’autre, et chacun aimait l’autre tel qu’il était. Des règles du jeu ont été instaurées et l’un des deux décide brusquement de les changer. Il est donc compréhensible que, dans un premier temps, le conjoint réagisse mal et cela ne signifie pas pour autant qu´il soit en tort. C´est, en effet, de la responsabilité de celui qui décide d´évoluer que de faire preuve de patience, de tolérance, faisant en sorte que le conjoint accompagne son mouvement, mais sans le forcer à quoi que ce soit.

Et si le conjoint refuse de voir l´autre changer, évoluer ?

Cela est finalement assez rare. Si l’attitude du premier est pleine de tolérance, de patience, de tendresse, et qu’il captive son conjoint au lieu de critiquer sa posture, en général ce dernier accompagne l´évolution. Et ce, tout simplement parce qu’il apprécie les changements qu’il a pu observer : il, ou elle, est devenu un meilleur parent, un meilleur amant, un meilleur compagnon.

Dans votre livre Encontro com o Mestre ( Rencontre avec le Maître ), le jeune De Rose rencontre le De Rose déjà mature, conscient. Quel message le Maître expérimenté voudrait-il faire passer au jeune De Rose ?

Ce livre est une fiction où le De Rose de 18 ans, encore très idéaliste, apparaît dans la vie du De Rose plus expérimenté, de 58 ans. Le jeune De Rose discute, débat, montre son désaccord : « Ça ne peut pas se passer de la sorte… je ne suis pas d’accord avec ça… cela n´est pas possible ». Le livre essaye en réalité de marier deux univers totalement différents, en nous montrant qu’il s’agit uniquement d’une divergence de point de vue et de perspective.

Les deux points de vue s’équilibrent-ils ? Sont-ils deux regards différents sur une seule et même chose ? Où l’un est plus évolué que l’autre ?

Je dirais, en réalité, que les deux protagonistes ont chacun leurs propres préjugés, bien que chacun essaye de ne pas en avoir. Et comme leurs deux points de vue s’expriment librement, cette rencontre permet à l´un comme à l´autre d´apprendre et d´évoluer.

Nous avons souvent beaucoup de difficultés avec ce qui est différent : nous nous défendons, nous rejetons, nous opprimons et supprimons. Comment la rencontre de la différence peut-elle nous permettre de grandir ?

Il est essentiel de s’enrichir des différences de points de vue. C´est dans ce sens que j´apprécie que mes amis me fassent des critiques. Les éloges et flatteries sont toujours plaisants à entendre, mais ils ne nous permettent pas d´avancer. Que pourrais-je apprendre si, à chaque erreur commise, tout le monde me disait que j’ai agi merveilleusement ? Et ce sont d´ailleurs les personnes qui se considèrent comme mes ennemis qui me permettent d´avancer et de grandir le plus. Avant même que j´agisse, ces derniers pointent déjà du doigt l’erreur que je m’apprêtais à commettre. Je peux donc tout de suite ajuster mon attitude et m´améliorer. Je compare souvent les amis et les ennemis aux différentes parties d’un arbre. Les racines qui grandissent dans l’obscurité représentent les ennemis, sans elles l’arbre ne pourrait pas tenir debout. Les fruits délicieux et les fleurs merveilleuses sont les amis, ils rendent notre existence extrêmement agréable, mais, sans les racines, ils n’existeraient pas.

Ne pas répondre aux attaques par une attitude agressive correspond-il au ahimsá –principe de non agression- que votre Culture préconise ? S´agit-il de répondre au fer par le miel ?

Notre Culture propose, en effet, un concept de non-agression qui doit s’accompagner d’une attitude active et non passive.
Il faut tout d’abord comprendre que derrière toute attitude agressive se cache une peur. Si ma grande chienne Jaya, entrait dans cette pièce en remuant la queue, vous l’appelleriez sans doute en disant : « Qu’est ce que tu es mignonne, viens par ici, viens me voir ». Mais si elle entrait en grognant et en montrant les dents, vous me direz tout de suite : « Enlevez-moi cet animal, avant que je le chasse d´ici. » Votre agressivité serait née de la peur provoquée par l´entrée de la chienne. En réalité, si nous analysons attentivement et avec impartialité chaque situation où une personne est agressive, nous constaterons que quelque chose lui a fait peur, qu´elle s´est sentie menacée et s´est mise sur la défensive. Si certaines personnes sont tout le temps agressives, c’est qu´elles perçoivent le monde qui les entoure comme menaçant.

Il faut donc, face à une personne agressive, agir avec modération et faire preuve de maturité. Et cette attitude n’est possible que lorsque on a confiance en soi. Cette personne a peut être passé une journée horrible, peut être que son mariage est un calvaire, ou peut être qu’elle a des problèmes familiaux. Vais-je alors, à mon tour, lui renvoyer encore plus d’agressivité ? Répondre à l´agressivité par l´agressivité ne rend en fait service à personne. Cela revient à vouloir combattre le feu avec de l’essence.

J’ai beaucoup aimé votre phrase « répondre au fer par le miel ». C’est une belle image et c’est à peu près l’idée que nous voulons faire passer. Parce que si quelqu’un se montre agressif envers vous et que vous répondez par un sourire, un sourire sincère, son agressivité diminue énormément.

Je me souviens d’une situation délicate à laquelle j´ai été confronté lors d’une rencontre de professionnels. Une professeur d’une autre lignée s’est avancée dans ma direction en me pointant du doigt et m’a interpellé : « De Rose, vous êtes ceci, vous êtes cela ». Elle a commencé à crier et à m’insulter, en faisant clairement en sorte que tout le monde l’entende. Imaginez cette scène digne de Kafka : une professeur d’une philosophie qui prêche l’équilibre, la non-agression, le contrôle de soi, en train d’insulter un autre professeur, uniquement parce qu’il est d’une autre lignée. Tous attendaient alors ma réaction, se demandant sans doute : « Est-ce que finalement tout ce qu’il a dit n’était qu’un joli discours ? Comment va-il réagir ? Est-ce qu’il va dire ses quatre vérités à cette femme ? Est-ce qu’il va lui crier dessus ? Va-il l’agresser ? Va-il lui tourner le dos et sortir de la salle de manière grossière ? Où est ce qu’il va rester là, à écouter passivement toutes ses insultes ? Quelle va bien pouvoir être sa réaction ? »
Et bien ma réaction fut la suivante : j’ai pris cette femme tendrement dans mes bras, et je l’ai serré fort. Et lorsque après quelques instants, je l’ai relâchée, elle m’a regardé et a dit « Ah ! De Rose, vous, hein ? ». Elle ne montrait plus aucun signe d’agressivité et n’avait plus la moindre injure à proférer. J’ai donc répondu au fer par le miel de l’étreinte, sans tendre l’autre joue, sans écouter passivement ses agressions, et sans l’attaquer en retour. Me disputer avec cette professeur n’aurait joué en faveur ni de ma relation avec elle ni de mon image auprès de tout ceux qui ont assisté à la scène. Et de toute évidence, je n’aurais pas si bien dormi le soir même.

Votre culture conduit donc l´individu à prendre conscience de ce qui se passe autour de lui, comme s´il assistait à un film dont il est lui-même un des protagonistes. Il peut alors réagir de manière active, consciente, lucide et non pas de manière primaire.

Exactement. Pour mieux comprendre cette proposition, nous pouvons transposer cela à la réalité d´un couple. Lorsque s’amorce une dispute, les deux conjoints savent exactement qu’elle est l’expression du visage, le ton de voix, et le mot qui va faire plaisir à l’autre, et permettre d’apaiser la situation. Vivant ensemble jour après jour, cela ne peut pas leur avoir échappé. Mais pourquoi, très souvent, ni l´un ni l´autre ne va choisir de désamorcer la dispute qui se profile ? C´est en fait souvent parce que chacun pense en son for intérieur « Je ne vais pas plier, je ne vais pas céder, sinon l’autre va me marcher dessus. »

En réalité accepter de mettre fin à la dispute est tout sauf une preuve de faiblesse, et rien n´empêche, par la suite, les deux conjoints de mettre les choses au clair et d´établir, si nécessaire, de nouvelles limites. S´ils estiment tous les deux que leur relation peut perdurer, cela se fera dans le respect et la considération mutuelle. Si ce n’est pas le cas ils doivent alors l’accepter. Toute rupture a un impact extrêmement fort sur notre émotionnel et cela se répercute souvent sur notre santé. Mais il faut, malgré tout, être attentif car il existe souvent un moment précis pour qu´une relation se termine sans affrontement, tout en préservant l´amitié. Si le couple dépasse ce moment magique, et persiste à rester ensemble, la rupture s’accompagnera toujours de ressentiment et d’inimitié.

Pour en revenir au comportement adéquat lorsqu´une dispute s´amorce, il suffit parfois de se dire « Aujourd’hui je cède et demain l’autre va céder ». Il existe une réciprocité naturelle entre les êtres humains. Quand vous adoptez une attitude noble à l’égard de l’autre, celui-ci aura tendance, tôt ou tard, à réagir de manière similaire.
Un jour, j’étais en voiture avec un ami qui conduisait très mal. Il traversa un rond point en coupant la route de la voiture qui venait en face, et les deux voitures s’arrêtèrent à quelques centimètres l’une de l’autre. L’autre automobiliste sortit la tête de la voiture et allait commencer à nous insulter. Mon ami fit alors un sourire extrêmement sympathique, comme pour dire : « Désolé, j’ai commis une erreur. » L’automobiliste entra alors la tête dans sa voiture en disant : « Allez, mon garçon, vas-y ! » et il n’y eut pas la moindre dispute. Qu’est ce qui permit d’éviter l’affrontement ? Ce ne fut qu’un simple sourire.

Et c’est donc cet individu plus conscient, plus lucide et plus actif que votre culture promeut dans la société ?

Tout à fait. Et cela prend tout son sens lorsque les élèves comprennent que notre Philosophie est à appliquer dans la vie réelle. On pense souvent, à tort, que nos salles de cours sont des salles de pratique. Or la salle de cours est en fait seulement un lieu d´apprentissage. C´est, en réalité, en dehors, dans la vie, que notre Méthode doit être mise en pratique.

Si un élève apprend, dans la salle de cours, à respirer de manière plus efficace, au moment il sort de l’école, il doit continuer à respirer de la même manière. C’est dans la rue, au volant de sa voiture, ainsi qu’à son bureau, que cet élève doit respirer correctement. J’ai pris l’exemple de la respiration, mais cela s’applique à l´ensemble de nos techniques et de nos concepts.
Et c’est en appliquant notre Philosophie dans sa vie que l’élève va pouvoir influencer son entourage de manière positive. Ses amis, sa famille et ses collègues de bureau vont eux aussi vouloir adopter les mêmes habitudes.

Pouvons nous faire un exercice de rétrospective pour ceux qui comme moi rendent visite à votre Culture ? Que retenez vous de vos expériences de vie et dans quelle direction pointent aujourd’hui votre horizon ?

Ces années de vie m’ont permis de connaître des personnes extrêmement intéressantes et je considère comme un véritable privilège d’avoir pu côtoyer des êtres humains dont les qualités en font des exemples pour nous tous. J’ai connu certains des êtres qui aujourd’hui me sont chers il y a plus de 20 ans, et d’autres il y a plus de 30 ans. Et à l’image de cette rencontre avec vous, j’ai encore aujourd’hui la chance de faire de nouvelles connaissances. La profession que nous exerçons, cet idéal qui nous porte, nous offre cette formidable opportunité : connaître véritablement et profondément des femmes et des hommes. Nous ne sommes pas des chasseurs de têtes, nous sommes des chasseurs de cœurs.

quarta-feira, 2 de setembro de 2009 | Autor:

Entrevista realizada com o jornalista António Mateus

transcrita por Alexandre Montagna e simultaneamente por Renata Coura e Maicon, com a colaboração de Caio, 
Priscila Ramos, Raffa Loffredo, Taline Mendes, Rômulo 
Justa, Alessandra Filipini (e faltou alguém, por favor, avise-me.)

A sua cultura promove um indivíduo mais lúcido, mais consciente, mais interventivo na sociedade. É isso?

A proposta é esta. A proposta é que através de um conjunto de técnicas e um conjunto de conceitos nós possamos levar uma pessoa comum a um estado de consciência expandida. Agora se isso vai ser obtido ou não, vai depender de uma quantidade de fatores. Entre eles, a própria genética do indivíduo. E, da parte controlável, a dedicação, o investimento de tempo na prática dessa filosofia. E também o ambiente onde a pessoa vive. Porque vai depender muito da bagagem cultural que ela traz, da profissão que ela exerce, da idade com a qual ela começou. Então é uma constelação de fatores.

É possível esculpir um indivíduo diferente, mais interventivo na sociedade?

Cada indivíduo é uma realidade diferente. Então, as próprias técnicas, por exemplo, de oxigenação cerebral, vão reagir diferentemente de um indivíduo para o outro.

Mas o senhor tem uma intenção, tem um destino que quer cumprir no esculpir desse indivíduo?

Sim. A meta que nós queremos alcançar é conceder a essa pessoa um estado de hiperconsciência, um estado de megalucidez. Que, na verdade, é a direção na qual a humanidade esta caminhando.

Quando as sociedades dos nossos dias não têm um perfil nem de indivíduo nem de sociedade em si, a sua cultura pode ser a proposta que falta. Esse indivíduo, obviamente diferente, mais lúcido, mais consciente, que impacto real é que ele tem na sociedade? Em que ele pode fazer a diferença?

Quando a pessoa tem mais lucidez, a primeira coisa que ocorre é que ela vai exercer melhor o seu trabalho, a sua posição na família, o seu engajamento em qualquer ideal, seja ele político, humanitário, filantrópico, artístico, seja lá qual for. E, além do mais, ele se sente integrado. Porque quando o indivíduo ainda não tem uma consciência plena, ele acha que o mundo se divide entre eu e os outros. No momento em que a consciência se expande, ele percebe que não existe essa coisa de eu e os outros. Somos todos uma só coisa, estamos todos interligados, não apenas dentro da espécie humana, mas entre todas as espécies e com o próprio planeta, com o próprio cosmos. E esse estado de consciência expandida é alcançável. Mas, normalmente, quando a pessoa menciona a sua pretensão, a sua intenção de conseguir tal estado de consciência, uma outra pessoa que não imagine o que é isso, que não tenha lido a respeito, que não tenha estudado, que não tenha se esclarecido, pode supor um ideal inalcançável, pode supor uma fantasia. Acontece que muita gente já logrou esse estado de consciência. Então é realidade.

Esse estado de hiperconsciência, de lucidez, traduz-se em quê no dia-a-dia?

No dia-a-dia, traduz-se em uma participação objetiva, que nós chamamos de ação efetiva. Porque muita gente tem iniciativas, mas poucas têm acabativas. Então, uma das coisas que uma consciência maior, que uma lucidez maior, nos concede, é perceber que não adianta apenas o discurso, não basta a intenção, é preciso levar a cabo. É necessário ter a iniciativa, a acabativa, o resultado final, para a vida deste indivíduo, para a sua família, para os seus amigos, para os seus desamigos, para toda a sociedade, para a responsabilidade social, para responsabilidade ambiental, ou seja, ele vai expandido o seu campo de atuação, ele deixa de ser um indigente, ele deixa de ser um indivíduo que não é ouvido, que não tem voz, nem voto. Ele passa a ser uma pessoa que atua e que modifica o mundo em que vive. E como essa pessoa, em geral, é uma pessoa que tem nobres ideais, ao modificar o mundo em que vive, modifica-o para melhor.

Como é que a sua cultura faz isso sobre o indivíduo? Que instrumentos, que ferramentas é que dispõe para fazer isso?

A Nossa Cultura. Eu chamo de “Nossa Cultura” com N maiúsculo e C maiúsculo, porque é um conjunto de conceitos, é uma filosofia, é um sistema de vida. Essa Nossa Filosofia, essa Nossa Cultura, propõe isso através de uma reeducação comportamental progressiva e espontânea. Não somos a favor de doutrinação, portanto, doutrinação está excluído. Não somos também a favor de repressão. Sem doutrinação e sem repressão, o melhor caminho é o exemplo. É a convivência. É o que nós chamamos de egrégora. É conviver com o poder gregário, de um grupo que já está dedicado a esses ideais. E, a partir daí, os conceitos são incorporados com muito mais facilidade. E as técnicas, isso aí já é uma questão de dedicação individual, de praticar, de executar tais técnicas.

Pode-se comparar esse tipo de intervenção como quem afina uma orquestra? Vamos reunir os violinos, as flautas, e pô-los todos a prestarem um comportamento numa mesma direção?

Certamente que é. Nós vamos criar uma sincronia entre todos os elementos que nos constituem um ser humano. Não apenas corpo e mente, mas corpo, energia (bioenergia), emocional, a mente, o intuicional. Enfim todos os elementos que vão funcionar, como você muito bem exemplificou, como uma orquestra. E depois, nós vamos extrapolar para além do indivíduo, que é o ideal. Não ficar dentro do seu pequeno mundinho, do seu universo pessoal. Então, extrapolando, essa orquestra passa a ser também a orquestra da família, a orquestra do trabalho que ele executa, a orquestra da sua arte, de todos os elementos, pessoas, indivíduos, circunstâncias, daquele ambiente. E quando você vai ampliando seu campo de atuação, você chega a considerar que o mundo é muito pequeno, porque você alcança as pessoas, através de veículos diversos. Outrora, era através da escrita, era através de livros, antes deles, os pergaminhos. E hoje, nós conseguimos atingir as pessoas por veículos eletrônicos, nós conseguimos estar num momento escrevendo no nosso computador e ao mesmo tempo sendo lidos, sendo acessados, por pessoas em todo planeta e brevemente até fora dele.

Carl Sagan defende, pelo oposto, um sujeito que é contaminado pela sociedade, que é poluído pela sociedade. A Sua Cultura promove o oposto. Promove um indivíduo ativo, consciente, interventivo.

Eu concordo com ele. A sociedade corrompe o indivíduo. Mas, se o indivíduo tiver o poder de descorromper a sociedade e isso parte da proposta de você realmente perceber que a sociedade tem esse poder, que todo o ambiente cultural em que uma pessoa vive, esse ambiente tem poder sobre. Nós somos produtos, nós somos frutos do ambiente. Somos frutos da cultura em que fomos educados, na qual vivemos. Se tivermos consciência disso, desse poder, do ambiente nos corromper e nos recusarmos a aceitar passivamente essa corrupção, então aí nós invertemos o processo.

Essa contra-corrente do sujeito ativo, e não passivo, entronca naquilo que referi ao princípio, que é a perspectiva do indivíduo mais lúcido, mais consciente. Essa lucidez também tem a ver com o indivíduo aperceber-se de como a influência exterior lhe pode ser danosa, é isso?

Sim. Mas é preciso lembrar que essa proposta, embora revolucionária em termos comportamentais, não é agressiva. Agressiva, no mal sentido. Não é violenta. Ou seja, nós não estamos indo contra o que já está estabelecido, nós não queremos que as pessoas simplesmente mudem e adotem a Nossa Filosofia. A proposta é que alguns indivíduos, que já estão pensando dessa forma, não se sintam um avis rara. Que esses indivíduos sintam que há outros que pensam da mesma forma. E, então, nós podemos nos reunir, comungando de um mesmo ideal e compartilhar as idéias, os conceitos, as práticas, a maneira de viver, a maneira de constituir amizades, constituir relações afetivas, de uma forma que nós chamamos, que nós consideramos, mais civilizada, que é muito mais amorosa, que é muito mais tolerante.

Porque Vossa Cultura não traz só uma proposta interior, do indivíduo, é também na forma como ele se relaciona com os seres humanos a sua volta, com o mundo físico a sua volta. Há uma nova estética e uma nova ética?

Sim, porque o conceito de um interior pressupõe que haja uma dicotomia entre interior e exterior. E a Nossa Cultura não entende o indivíduo, nem o mundo, como uma coisa separada. Um corpo e alma, por exemplo. Um antagonismo entre o espiritual e o natural, o físico, o corporal. Então, nós entendemos que é uma coisa só. Que estando integrados, nos conseguimos realizar muito mais e muito melhor, muito mais bem feito o nosso trabalho.

Quando os governos dos nossos dias pouco ou nada se preocupam com o perfil de indivíduo a definir, com o perfil de sociedade a alcançar, a não ser no plano puramente material, do acerto de contas financeiras, é preciso haver um novo olhar sobre a qualidade do indivíduo. E a sua proposta de Cultura responde exatamente a isso. É um sujeito mais lúcido, mais ativo, e que sabe para onde ele quer caminhar?

Exatamente. E sempre sob a égide da tolerância. Porque, se não for assim, nós estamos correndo o risco de inventar uma religião nova, que não é absolutamente a proposta. É uma proposta educacional, uma proposta cultural, uma proposta de levar o indivíduo a um patamar mais elevado de civilidade, de cultura, de educação, de senso artístico, de sensibilidade, e, como você disse antes, de ética e de etiqueta também. A etiqueta é uma pequena ética. Quer dizer, nós temos a grande ética, e nós temos aquela ética, aquela etiqueta aplicada ao dia-a-dia, no relacionamento dentro de uma sociedade específica, na qual nós temos que nos adaptar. Porque quando nós fazemos uma proposta abrangente como esta, nós temos que considerar que existe uma cultura cristã, mas existe uma cultura hindu, existe uma cultura judaica, existe uma cultura islâmica, e nós não podemos criar uma proposta que se adapte apenas a uma dessas culturas.

Mestre, isso muda completamente a dinâmica do mundo a nossa volta. Que possibilidades é que se abrem?

A possibilidade, eu vejo que é grande. Agora, a realização é sempre lenta, porque a mudança de paradigmas é muito difícil para o ser humano. Nós fomos construídos, nós fomos projetados, de uma forma que, a partir do momento em que aprendemos um determinado conceito, um determinado código de procedimento, depois nós não conseguimos mudar. É muito difícil mudar. Então, quando nós transmitimos esse ensinamento, temos que nos lembrar que é um ensinamento basicamente para um público jovem, adulto jovem. Adulto jovem, que é aquele que está na ativa, que é aquele que está na dinâmica empresarial, política, artística, enfim, em qualquer área. E essa pessoa tem condições ainda de processar uma transmutação na sua maneira de ser.

Martin Luther King legou-nos um sonho que ele tinha – “I have a dream”. O John Lennon pintou com música – “Imagine all the people”. Nelson Mandela trocou a sua liberdade por esse sonho. O visionário DeRose, como é que configura esse sonho?

Eu não sei se diria visionário. Porque o nosso trabalho é muito terra-terra, é muito objetivo, vai diretamente ao indivíduo no mundo em que ele vive. Ou seja, sem subjetividades, sem teorizações, sem suposições. Ideais, sim. Mas dentro de um cuidado muito grande, como eu disse antes, para que esses ideais não se tornem radicais. Radicais, até certo ponto, está bem. Provém de raízes. Nós temos raízes. Radical, até certo ponto. Mas um fanatismo tem que ser evitado. Daí o meu cuidado com a palavra visionário. Mas a intenção é justamente conduzir estes conceitos a que o indivíduo possa aplicá-los realmente. Que não seja apenas uma linda proposta, um lindo discurso, mas que ele realmente chegue lá na sua empresa e faça isso funcionar, modificando a estrutura da empresa, modificando a administração da empresa, tornando cada funcionário, cada colaborador seu, um indivíduo que tem um valor, que tem um potencial, que tem uma criatividade e que é um ser humano. Não no sentido apenas de colocar o funcionário e o empresário como forças oponentes num cabo de guerra, mas colocando todos puxando na mesma direção, que é o progresso individual e, em seguida, o progresso da sociedade.

Quando o senhor imagina, vamos pegar no “Imagine” do John Lennon, quando o senhor sonha um futuro, sonha o quê? Vê o que no fim dessa viagem?

No “Imagine” eu vejo um credo. Porque aquilo que ele propõe é realmente revolucionário. Até me causa espécie que não tenha havido reações mais virulentas contra aquelas propostas, porque aquilo é lindo, mas ao mesmo tempo, ele fala com relação ao indivíduo superar as limitações de pátria, as limitações de fronteiras. Isso obviamente não agrada nada a maior parte da população, dos governantes, dos poderes constituídos. Querer que todos sejamos um só povo, uma única humanidade. E “no religion too”. Também todas as religiões, provavelmente reagiriam de uma forma um tanto quanto reservada. Mas não aconteceu isso. A música é linda e o que nós vemos é que a sua letra é aceita pela população em geral, inclusive pelos governantes, pelos poderes constituídos, pelas religiões em geral. As pessoas gostaram daquilo porque ele soube dizê-lo. E também provavelmente gostaram antes do John Lennon estar mais ativista. Quando ele chegou em Nova York, a coisa ficou mais agressiva.

Mas o senhor quando mobiliza os seus instrutores, a sua família, a sua egrégora DeRose, está a configurar um futuro. Onde é que é o horizonte que configura para esta sua passagem pela vida?

Eu vejo, a curto prazo, pessoas mais felizes e mais saudáveis, com uma qualidade de vida melhor. Porque isto é o que realmente as nossas técnicas proporcionam. Em primeiro lugar, maior qualidade de vida. A médio prazo, eu vejo prosperidade. Porque uma pessoa que tem melhor qualidade de vida, uma pessoa que tem mais tolerância, que sabe lidar com o ser humano, que sabe lidar com seus superiores hierárquicos ou com seus comandados, sabe lidar com seus clientes, com seus fornecedores, sabe lidar com seus amigos e com a sua família, com as suas relações afetivas. Essa pessoa está no controle. Essa pessoa converte-se em um líder. Um líder sereno, carismático dentro do seu ambiente, do seu respectivo ambiente. Então, a médio prazo, isso proporciona estabilidade. Estabilidade na relação afetiva, estabilidade na família, estabilidade no trabalho. A conseqüência é prosperidade. Então, a médio prazo, eu vejo essa nossa família, ou seja, esses nossos praticantes, e isso já tem acontecido, nós já estamos nessa caminhada há meio século, há 49 anos. Ano que vem (2010), 50 anos, portanto, eu vejo, acompanhando o que de fato tem acontecido. As pessoas começam a conquistar a estabilidade, a prosperidade, mais felicidade, maior expectativa de vida.

Essa expectativa de vida, conferida, inclusive, pelos bons hábitos que são propostos. Porque essa Nossa Filosofia ensina a não utilizar drogas, a não utilizar álcool, não utilizar fumo. E buscar hábitos saudáveis. Isto, muito longe de tornar a vida sem graça, torna a vida muito mais interessante, porque aumentando a sua lucidez, se você não está sob influência de droga alguma, inclusive o álcool é uma droga, droga legal, mas é droga, é o mais poderoso dos psicotrópicos. Então se você não esta sob o julgo de nenhuma dessas substâncias tóxicas, que interferem com a consciência, essa pessoa tem mais felicidade, mais lucidez, ela percebe o mundo de uma outra maneira e, consequentemente, o mundo e a vida ficam muito mais divertidos. Essa pessoa fica mais feliz de fato. E, a longo prazo, a proposta é aquele estado de consciência expandida que nos conduzirá ao autoconhecimento.

Esse é o objetivo a nível individual?

No âmbito individual o autoconhecimento. E, se um dia, a humanidade conseguir, toda a humanidade, chegar a esse estado, nós vamos ter uma humanidade muito diferente da que temos hoje, porque hoje nós partimos para soluções drásticas. Nós sempre observamos que, em um mesmo momento, N nações estão em conflitos armados. Então se nós conseguíssemos que, pelo menos, senão toda a humanidade, pelo menos, aqueles que têm o poder de decisão, aqueles que podem criar leis, aqueles que podem declarar guerras, se todos esses estivessem em um estado de consciência melhor, mais expandido, essa hiperconsciência, nós teríamos um mundo muito mais harmonioso. Porque hoje, nós vemos que, muitas vezes, em muitos países, o governante não quer o bem-estar e a evolução do povo. Até porque, se o povo ficar mais lúcido, é capaz de tirá-lo do poder. Então, nós estamos num momento que, considerando o nosso ideal, que é para o futuro, nos não estamos em um momento bom, e a demonstração disso justamente são esses conflitos que nos observamos em várias regiões do globo. Mas se, passo a passo, gradualmente, sem nenhuma intenção de converter pessoa alguma, mas se, aos poucos, isso der certo, no sentido de uma expansão para a população em geral, eu acredito que realmente nós vamos ter, num futuro, um mundo muito diferente. Hoje já está diferente se nós pensarmos, se nós compararmos a qualidade de vida e o nível de consciência, não apenas de cultura, não apenas de informação, não apenas de ilustração, mas o nível de consciência mesmo da maior parte da população comparada com 200 anos, 500 anos atrás, 800 anos atrás, nós estamos numa curva ascendente.

O senhor regride aos alicerces do nosso existir no (livro) “Eu me lembro”, como quem ganha balanço em recuo para um salto. Esse salto leva-nos para onde?

Bem, em primeiro lugar, essa volta às origens vai nos levar a uma época em que, uma civilização, esse (livro) “Eu me lembro” é um conto, é uma ficção, mas que é ambientada num local, num período, numa civilização em que, até onde nos consta, pela história, pela arqueologia, essa civilização, esse povo, vivia em harmonia. O povo tinha qualidade de vida, o cidadão era respeitado. Não se encontraram construções faraônicas para o monarca, nem para o clero, mas encontraram-se casas muito confortáveis para a população. Nós estamos falando de um período proto-histórico. Um período que está imediatamente antes do surgimento dos registros históricos. E os historiadores recorreram, muitas vezes à arqueologia, para poder montar um pouco da história daquele povo. Essa época, imagine, são 5000 anos atrás, são 3000 antes de Cristo. E nessa época, nessa civilização, chamada civilização do Vale do Indo, já havia cidades extremamente bem urbanizadas, saneadas, havia as casas do povo, casas com dois andares, e mais, com átrio para ventilação interna, com a casa de banho dentro da casa, com água corrente. Mas isto, 3000 antes de Cristo, é qualquer coisa de inacreditável. Os próprios arqueólogos quando encontraram, recearam comunicar aquilo às academias de ciências, porque iam ser tidos por mentirosos. Então aquilo foi sendo comunicado muito aos poucos. Foram convidando outros arqueólogos, de outros países, a que fossem lá constatar. Porque era realmente uma civilização excepcional para a época e até comparada com algumas regiões hoje, do nosso planeta. Então, você imagina que, aquela ambientação na qual essa história, esse conto, essa ficção (o livro Eu me lembro…), se baseia, é a de um povo feliz, é de um povo saudável, é de um povo estável, é de um povo próspero, dentro dos limites do período histórico. E recuando para essas origens, são, diríamos muito próximo das origens da civilização mesma, nós aprendemos alguma coisa com eles. Coisa que foi perdida depois. Com a introdução da civilização patriarcal, aquela que era matriarcal, essa original, vamos considerar, inclusive, fazer aqui um parêntesis, as sociedades primitivas, não-guerreiras, todas elas tenderam ao matriarcalismo e as sociedades patriarcais, todas foram guerreiras. Então, só isso já estabelece parâmetros, para que nós saibamos que a sociedade patriarcal, ela precisa da guerra. Até porque, a própria estrutura patriarcal, a estrutura do macho, do homem é baseada em testosterona e isso é um perigo. Testosterona devia ser posto nas bombas que jogam na cabeça dos inimigos, porque isto é muito explosivo. Agora, a sociedade matriarcal, ela já privilegia a mãe, privilegia o carinho, privilegia o ventre, privilegia o seio, já é uma outra forma de ver o mundo, uma outra forma de administrar a família, uma outra forma de administrar o Estado. E, sem guerras, esse povo obviamente consegue dedicar seu tempo e os seus recursos econômicos, à arte, por exemplo. À dança, à pintura, à escultura. E sem repressão, porque a sociedade matriarcal, em geral, não é repressora. A sociedade patriarcal, em geral, é. Então, sem repressão, imagine para onde vão esses impulsos artísticos e culturais desse povo.

No “Eu me lembro”, o senhor recua há um passado onírico e depois transporta-nos por uma realidade mais palpável, onde aspectos tangíveis, como os instrumentos de escrita, a própria linguagem, já são mensuráveis. É quase como se fosse uma visão antropológica. Como o senhor não dá um ponto sem nó, quer nos levar para onde com esse transporte?

Aquilo ali é uma fantasia, porque nesse livro, “Eu me lembro”, o autor, que sou eu, eu conto sobre memórias de um passado, mas esse passado não é nada espiritual, é uma história. Então, levando o leitor até aquela realidade cultural, até aquela civilização, até aquela maneira de ser, eu estou propondo, estou sugerindo até mesmo um debate do indivíduo com ele mesmo, a respeito da validade daquela maneira de se relacionar com os filhos, com os pais, com os amigos, com os inimigos, com o relacionamento afetivo, com a pessoa que a gente ama. Então, talvez aquilo ali possa fazer uma contribuição. Agora, onde está a fronteira entre a fantasia, a ficção, o mito, e a realidade, isso eu deixo para que o leitor descubra.

No entanto, a segunda parte do livro, já tem um cariz quase antropológico, já não é uma ficção pura?

É. É baseada em fatos reais, porque a ficção a que eu me refiro é a historia, aquela coisa toda. Agora, o máximo possível de elementos palpáveis, de elementos reais, elementos históricos, eu utilizei para dar o alicerce, a fundamentação daquilo lá. Eu estou vendo a possibilidade de que a pessoa, primeiro seja conquistada pelo coração, porque o início do livro é muito doce, muito meigo, depois ele é romântico, e depois ele é, digamos, mais filosófico. Ele perde um pouco aquela doçura. Porque é a historia de uma pessoa que cresce. Primeiro é criança, então tem uma visão mais romântica do mundo. Depois torna-se adulto, naquela época adulto era 15 anos de idade, era a idade em que já estava apto a reproduzir, constituir família. E depois já estava um senhor de 30 anos de idade. Então aí ele já vê o mundo de uma maneira mais consistente, de uma maneira mais cuidadosa, mais prudente. E eu tento transmitir ali um pouco da Nossa Filosofia. Um pouco, porque o livro é fininho. É um dos menores livros que eu escrevi.

Pode ser menor em espessura, mas é também para nós, os leigos, que olhamos para essa Cultura, eu senti pessoalmente, que era o elemento mais provocativo, porque há varias leituras a fazer por trás.

Sim, inclusive uma leitura subversiva, no bom sentido. Uma leitura que subverte os maus hábitos e que subverte a estrutura da nossa sociedade. Não na intenção de demolir nada, mas no sentido da pessoa parar e pensar – afinal essa maneira de ser parece mais interessante! Quem sabe nós podemos adotá-la? Vamos experimentar, vamos usar isso na família, vamos usar isso com os nossos amigos.

Quando o senhor, por exemplo, promove, em um dos sútras, dos seus sútras, defender a liberdade como primeiro pilar da nossa existência e quando ela choca com a disciplina primar sempre pela liberdade.

Esse sútra bate bem nessa tecla, ele é bem categórico, veemente, com relação a isso, que a liberdade é o nosso bem mais precioso.

Mestre, no entanto, pela oposição, nós precisamos ter uma disciplina interior e existencial para defender os valores. Onde é que as duas fronteiras se cruzam?

E a continuação desse sútra, desse pensamento, é quando ele diz que se a disciplina violentar a liberdade, opte pela liberdade. Então, como é que nós vamos temperar essas duas forças, essas duas propostas? É que, a disciplina é fundamental, mas, se a disciplina deste grupo especifico, qualquer grupo que seja, um grupo político, um grupo de esporte, um clube de futebol, não importa o quê, se este grupo tem normas e estas normas, estas regras, esta disciplina me violenta, eu tenho que valorizar a liberdade, eu tenho que colocar a liberdade em primeiro lugar. Fazendo o que? Brigando contra? Não, me afastando. Não serviu para mim. Esta empresa, este colégio, este liceu, esta faculdade, este clube, não serve, porque estas normas me violentam. Então eu saio e vou procurar a minha turma. Se nós fizermos isso, ao invés de querer bater de frente, vamos conseguir ter uma vida muito melhor. E é claro que eu respeito quem pensa o contrário, porque há a opinião de que nos precisamos lutar contra. Está bem. É um outro grupo. São os dois grupos.

O senhor, por exemplo, defende a disciplina, o rigor, a farda, o vestir da camisola (da camiseta, como se diz no Brasil), e esse coletivo pressupõe uma secundarização do indivíduo. É correto isso?

Não. Isto pressupõe que isto tudo que você disse é verdade, mas não pode violentar o indivíduo. Não pode violentar a liberdade dele e tem que estar bem assentado sobre a tolerância. Se nós conseguirmos esse amálgama, que é alquímico, se nós conseguirmos isso, encontramos o equilíbrio ali do fio da navalha. Porque realmente é um equilíbrio sobre um caminho muito estreito. Uma brisa faz com que você caia para o lado, para o extremismo da intolerância, da disciplina que tem que ser cumprida a todo custo, ou para o outro lado, da tolerância excessiva, da complacência, da magnanimidade, no mal sentido. Então é o caminho mesmo do centro, é o caminho do meio que é muito estreito.

Sua Cultura trabalha, por outro lado, sobre os extremos. Nós devemos trabalhar sobre aquilo que são as nossas dificuldades, os pontos menos bons, ou os pontos que são mais positivos?

Não sei se eu colocaria dessa forma. Porque colocando assim nós, de uma certa forma, cristianizamos um pouco essa coisa do bem e do mal. E a nossa proposta é a de que tenhamos sempre a consciência de que bem e mal são sempre relativos. Você esta fazendo errado. Mas errado em relação a que? Com relação a que momento? Richelieu disse certa vez que ser ou não ser um traidor é uma questão de datas. Então é um pouco isso, do certo e do errado. Em que sociedade, em que religião isto é certo ou isto é errado? Você entra numa igreja católica e tira o chapéu em sinal de respeito. Aí você entra numa sinagoga e coloca-o, em sinal de respeito. Eu me lembro de que uma vez nós fomos visitar um templo sikh, na Índia, e eles pediram para cobrirmos a cabeça. Até a câmera que eles mesmos usavam para gravar o ritual, a câmera era coberta em sinal de respeito, era coberta com um tecido branco. Então tudo é convenção. E nós temos que estar conscientes disso cada vez que nos deixarmos seduzir, ou enfim, escorregar um pouco para o lado da cultura que nós recebemos que é a do bem e do mal. “Este é o seu lado mal”. “Isto foi um erro cometido”. Calma, não é bem assim. É melhor colocar: isto talvez não tenha sido conveniente, neste momento, ou neste grupo. Mas não que seja mal, ou que seja errado. E outro sútra diz que mal é o nome que se da à semente do bem. Porque tudo o que você passou na vida de “mau”, você pode observar que, em seguida, ou já, ou logo depois, produziu um fruto muito bom.

Realizando a lucidez do cidadão consciente, o indivíduo lúcido, na viagem para o estado de hiperlucidez, nem que seja no patamar, esse sujeito tem que ter uma visão para onde é que caminha. Como quem vai fazer uma corrida de fundo, ele tem que saber, para se auto-motivar, para onde é que ele caminha. A Sua Cultura, como é que o impregna desse sentido objetivo?

Nós procuramos ver como se fosse uma viagem linda que você está fazendo de comboio e que sabe que aquilo vai a um determinado ponto. Vai a um determinado destino. Mas você olha a paisagem linda do lado de fora, você conversa com um amigo do lado de dentro, você vai até o vagão refeitório, restaurante, delicia-se com uma comidinha, recosta, dorme um pouquinho. Você usufrui. Você desfruta do prazer da viagem. E, assim, chega mais rápido. E se o indivíduo ficar só pensando: eu tenho que chegar; o meu destino, o meu destino, o meu destino. A viagem fica desagradável e parece mais longa. Então, com relação a nossa meta, a recomendação é: não se preocupe com a meta. Vamos usufruir da comunidade, das pessoas. As pessoas que, em geral, seguem este sistema, são pessoas interessantes, são pessoas bonitas, por dentro e por fora, são pessoas educadas, são pessoas sensíveis, são pessoas que tem assunto para conversar com qualquer pessoa.

No entanto, Mestre, quando nós vemos, por exemplo, uma sociedade conservadora, que vamos imaginar, por exemplo, defende que a mulher deve ter um papel na sociedade, que deve viver para o marido, para os filhos, para as aparências, o estado de lucidez permite a ela derrubar essa fronteira. A sociedade conservadora não hostiliza imediatamente essa lucidez?

Não, porque nós não criticamos essa postura tradicional em muitas sociedades hoje vigentes no mundo. E como a Nossa Filosofia, ela não tem intenção de catequizar, não é uma coisa que queira se expandir e, enfim, tomar simpatizantes de outros sistemas filosóficos, muito menos religiosos, então a reação nunca foi negativa, nunca houve uma oposição, uma resistência.

Mas pode haver a nível das células familiares. Por exemplo, se eu desconheço determinada luz, sinto-me perdido no meu corredor, no meu túnel de sombra e, de repente, aparece uma luz no fundo desse corredor, que pode ser, suponhamos, a Sua Proposta, e eu, de repente, passo a caminhar com outro alento nessa direção. E se o túnel de sombra é criado pela estrutura conservadora que a sociedade foi montando a minha volta, eu torno-me rebelde. Pelo menos caminho numa direção oposta. Essa cisão não cria anticorpos?

Normalmente ocorre o seguinte. Quando num casal, numa estrutura familiar, um dos dois, só um, adota esta filosofia, é como se só um dos dois adotasse um partido político, contrário ao do outro cônjuge, ou um time contrário ao time do outro cônjuge. E pode gerar um momento de dificuldade de comunicação. Então o que nós recomendamos é o seguinte: se você evoluiu, se você adotou uma filosofia que tem uma pretensão a uma evolução maior, uma civilidade maior e tudo, uma lucidez maior, quem está errado é você. Porque os dois se casaram dentro de uma determinada visão que um tinha do outro, e cada um gostava do outro como ele era. Criou-se uma regra, criaram-se regras neste jogo, e você mudou as regras do jogo, no meio do jogo. Quem está errado não é o cônjuge, que está reagindo mal, quem está errado é você. Então você tem que ter mais paciência com o outro, tem que ter mais tolerância, tem que tentar içá-lo sem forçá-lo a isso. Talvez pelo exemplo, talvez pela sua forma de agir, mostrando que hoje você é uma pessoa muito melhor pra ele ou pra ela.

E se a outra pessoa preferir viver em outro tipo de referências. Por exemplo, quiser viver para as aparências, e não para o conteúdo do bolo?

Tem sido raro. Normalmente, se houver esse processo que eu mencionei, de tolerância, de paciência e de sedução, cativando a outra pessoa ao invés de cobrando dela uma postura, pelo que nós temos observado nestes anos, nestas décadas, é que, no geral, o cônjuge acompanha. Porque ele gosta do que ele está vendo. Seja marido, seja mulher, nota que o outro melhorou. Melhorou como pai ou mãe, melhorou como marido ou esposa, melhorou como amante, melhorou como companheiro, como amigo. Então, em geral, ele acaba vindo junto.

No (livro) “Encontro com o Mestre”, o pós-imberbe DeRose encontra-se com o DeRose já maduro, já Mestre, já consciente. O que é que o Mestre já consciente diria hoje ao DeRose pós-imberbe? Seria a mesma coisa que disse no livro?

Iria dar o mesmo desencontro do que eu expus no livro, porque ali era o autor com 58 anos, conversando com o mesmo aos 18. Foi assim, também, mais um conto, mais uma ficção, em que o DeRose de 18 anos aparece na vida do DeRose de 58. E ele então discorda, ele discute, ele debate. Ele diz: mas não pode ser assim; eu não concordo com isso; isto não pode ser. E o diálogo entre os dois, entre o jovem idealista de 18 e o homem vivido de 58, aquilo ali pretende dar ao leitor um equilíbrio entre as duas opiniões, porque muitos dos nossos leitores têm 18 e 20 e 25 e 30, e muitos dos nossos leitores têm 58 e 60 e 70 e 80. Então são dois universos completamente diferentes, e o livro procura casar esses dois universos, mostrando que ambos estão corretos, e que é muito uma questão de ótica.

Os dois equilibram-se? São uma mesma coisa? São dois olhares sobre a mesma coisa? Ou um é uma evolução sobre o outro?

Eu diria que, na verdade, os dois têm seus preconceitos, seus pré-conceitos. Ambos discriminam e ambos procuram não discriminar. Ambos tentam não ter preconceitos e aí, este mais velho aprende com o mais novo, e o mais novo aprende com o mais velho. A idéia básica desse livro é essa.

Nós tendemos a acrescentarmos na diferença. Normalmente as pessoas lidam muito mal com o que lhes é diferente, defendem-se, rejeitam, oprimem, suprimem, em vez de somarem-se na diferença.

É. E essas diferenças são muito importantes. Porque, imagine o seguinte: se todos os meus amigos só me fizessem elogios, eu estaria cercado por bajuladores, como alguns monarcas no passado. O que eu vou aprender com isso? Eu vou estar errando e todos vão estar dizendo que eu estou acertando. Não vão me ajudar em nada. Mas o meu crítico, os críticos de plantão, eu ainda nem cheguei a errar e eles já estão me apontando o dedo. Então, quem está me ajudando mais? Quem está me ajudando mais é aquele que se considera inimigo, mas que na verdade, é mais amigo do que os meus amigos, porque ele me mostra o lado sombrio que eu estou cometendo ou estou prestes a cometer. Ele aponta o erro e eu posso corrigir esse erro. Eu sempre comparo o amigo e o inimigo a uma árvore, em que as raízes, que estão nas trevas, que crescem pra baixo, são os inimigos, porque estão nas sombras, mas sem os quais a árvore não fica em pé. A árvore precisa das raízes, e os inimigos são as raízes. E os amigos são as flores, são os frutos lindos, maravilhosos, mas sem as raízes, não existiriam.

O senhor, neste “Tratado de Yôga”, que acabou de ser lançado em Lisboa dá logo o exemplo até na dedicatória do livro, porque ele dedica não só a pessoas que o senhor admira pela luz, mas também por uma pessoa em particular, que o obrigou… Pode nos falar um pouco disso?

Pessoas que às vezes, por implicância, até por não conhecer bem o outro lado, a outra verdade, atacam, difamam, agridem, injuriam, excluem. Então, o que acontece: você pode se considerar um perseguido, você pode se considerar uma pessoa infeliz, pode ficar ressentido. Ou você pode perceber, numa visão de grande angular, que aquilo ali foi extremamente importante e você pode ser grato àquela pessoa, mas com sinceridade. Não adianta ser grato com hipocrisia. “Não, sou muito agradecido aos meus inimigos”, mas aqui dentro… não é. Então, não. Tem que ser uma coisa, obviamente, tem que ser uma coisa autêntica. E ali é muito sincero. Se aquele senhor não tivesse desencadeado toda aquela implicância, que ainda ocorre hoje, e não tivesse gerado todo um fã clube dele contra o nosso trabalho, hoje o nosso trabalho seria imperceptível. O cristianismo só ficou conhecido porque foi perseguido, senão teria sido uma pequena seita judaica ou essênica, que teria desaparecido logo depois. Mas a perseguição deu visibilidade e, a partir daí, pessoas que concordavam com aquele ponto de vista, fizeram com que se estruturasse e se eternizasse.

Isso não é o que nós entendemos ou que a Sua Cultura descreve como ahimsá? Não é o trocar o fel por mel, é algo muito mais profundo?

Eu acho que é mais profundo. Agora, nesse conceito, do ahimsá, que é a não agressão proposta por Gandhi. Ahimsá, nós aplicamos não exatamente da forma como Jesus propôs, que era oferecer a outra face, não é exatamente assim, mas é de uma outra maneira. Por exemplo, quando uma pessoa tem uma atitude agressiva. Nós precisamos ter consciência. Se você tiver maturidade e auto-estima, você tem condições de compreender que aquela pessoa está sendo agressiva porque ela tem medo. Uma pessoa é agressiva quando teme.

Se aqui entrar a minha cachorrinha, a Jaya, que é a minha weimaraner vegetariana, abanando o rabinho, nós vamos dizer: “que bonitinha, vem cá, deixa eu fazer um carinhozinho.” Mas, se entrar aqui, rosnando, mostrando os dentes, você logo diz: “tira esse bicho daqui senão eu dou uma pedrada nele.” Porque você ficou agressivo? Ficou agressivo porque sentiu medo. E assim é em todas as situações. Se você prestar atenção, analisar com imparcialidade, você vai notar que, todos os momentos em que uma pessoa ficou agressiva é porque ela sentiu medo, ela se sentiu ameaçada, ela entrou em defensiva.

Então alguém foi agressivo com você, você pode, ou ter uma reação imatura, que é assim: você foi agressivo comigo, devolvo-lhe a agressividade. Ou você pode ter uma reação ponderada, uma reação da pessoa que tem auto-estima e que tem maturidade. Você foi agressivo comigo, eu tenho que compreender que você se sentiu agredido por mim, mas eu não tive a intenção de agredi-lo; você se sentiu ameaçado por mim, mas eu não tive a intenção de ameaçá-lo; você talvez tenha tido um péssimo dia; você talvez tenha um péssimo casamento; não sei, talvez você tenha dificuldades, problemas na sua vida. E eu vou devolver mais agressividade? Isso não vai me ajudar. Não vai ajudar a nossa relação. Se for uma relação de negócios, se for uma relação de amizade, não importa o que. Devolver agressividade é tentar combater o ódio com mais ódio. Tentar combater fogo com gasolina. Então isso não ajuda.

Eu gostei muito da sua frase que é devolver fel com mel. É interessante, porque é mais ou menos isso. De fato, é mais ou menos. Porque se a pessoa agrediu e você lhe dá um sorriso, um sorriso sincero, porque a pessoa percebe no seu olhar, na sua expressão facial, o cinismo é detectável, instintivamente, por qualquer pessoa. Se você realmente lhe ofereceu um semblante descontraído, um sorriso sincero, aquela agressividade se reduz. Mas se reduz drasticamente.

Eu me lembro de uma situação em que houve encontro de duas linhas filosóficas de nomes quase idênticos, mas que são antagônicas, e até por isso mesmo são antagônicas, porque quanto mais semelhantes são, mais elas têm dessintonias. Então, nesse encontro, entre as duas filosofias, uma senhora, professora da outra linha veio caminhando na minha direção, com o dedo em riste e disse: “DeRose, você isso, você aquilo!” E começou a me insultar em altos brados, com a intenção mesmo de que todos escutassem. E todos pararam no evento, no congresso, para ver qual seria a minha reação. Afinal será que tudo isso que ele diz, afinal é mentira? Como será que ele vai reagir? Ele vai dizer umas boas a essa senhora? Vai gritar com ela? Talvez agredi-la? Vai virar-lhe as costas e sair andando como um mal educado? Ou vai ficar parado ouvindo, deixando que ela agrida, fale,fale, fale, insulte, insulte, insulte? Qual será a reação?

E aí, que reação eu teria tido? Imagine lá. Tempo para pensar.

Pronto. A reação foi: agarrei a velinha, abracei a velhinha, e quando eu soltei, ela já não tinha mais agressão nenhuma, não tinha insulto nenhum pra dizer. Quando eu soltei, ela olhou para mim e disse: “Ai DeRose, você hein?” Pronto, tirou o fel com o mel do abraço, sem dar a outra face, sem ficar simplesmente, passivamente, escutando as agressões dela, e sem devolver as agressões que, afinal, não ajudaria nada a minha relação com ela, não ajudaria nada minha imagem com os outros que estavam assistindo. E também não me ajudaria comigo mesmo, porque naquela noite eu não teria dormido tão bem.

Isso pressupõe o tal indivíduo que a Sua Cultura, o Método DeRose, pretende esculpir, do tal indivíduo lúcido, que se apercebe de uma forma como quem vê um filme o que está a acontecer a sua volta, e reage de uma forma atuante, consciente e lúcida, e não de uma forma primária.

Exatamente. Vamos trazer isso para a realidade de um casal, de um casamento, enfim, qualquer relacionamento afetivo. Num casal, ambos sabem exatamente qual é a fisionomia, qual é o tom de voz e qual é a frase que irrita o outro. Sabem perfeitamente, pois vivem juntos. Estão tão próximos. E num conflito, de casal, se este disse aquela palavra ou fez aquela cara, o outro sabe exatamente qual é a fisionomia, qual é o tom de voz e qual é a palavra que vai agradá-lo, que vai atenuar aquela situação. Mas por que não diz? Porque eu não vou me dobrar, não vou ceder, senão o outro pisa em mim.

Aí depende da sua atitude, ao dar essa palavra, interromper o conflito conjugal que vai surgir ali e depois estabelecer limites. E se essa relação pode ser mantida, ela vai ser mantida com respeito, com consideração, com carinho, com companheirismo. Se não puder ser mantida, é uma pena. Porque toda relação que se rompe tem um custo emocional muito caro, um custo sobre a saúde muito alto. Mas, paciência. Há um momento mágico em que as relações precisam mesmo terminar, porque aí terminam como amigos. E se ultrapassar o momento mágico, e as pessoas insistirem que tem que permanecer juntas, aí talvez na hora em que romperem, rompam como inimigos, com ressentimentos.

Então, às vezes é apenas a questão de hoje eu cedo e amanhã essa outra pessoa vai ceder. Porque há uma reciprocidade natural dos seres humanos, quando você tem uma atitude cavalheiresca, uma atitude fidalga com relação a uma pessoa, mesmo que íntima, mesmo que seja um irmão, mesmo que seja um cônjuge, a tendência é que a outra pessoa reaja de uma forma semelhante numa circunstância imediata ou futura. Uma vez, eu estava sendo conduzido num veículo, o meu amigo estava conduzindo e conduzia muito mal. E fez uma conversão péssima e o outro motorista quase bateu no carro dele, botou a cabeça para fora e já ia dizer uns impropérios. E esse meu amigo abriu um sorriso para ele, como quem diz: desculpe, eu errei. Mas com um sorriso, muito simpático. O outro motorista botou a cabeça para dentro e disse: vai, meu filho, vai! E não deu briga. O que evitou a briga? Foi só um sorriso.

A importância do indivíduo mais consciente, mais lúcido, mais atuante a todos os níveis. É isso que a Sua Cultura quer a relançar dentro da sociedade?

Precisamente. Porque a tendência é colocar um rótulo nessa Cultura, e eu prefiro chamar de Nossa Cultura ou Nosso Sistema, Nossa Filosofia, evitando colocar rotulo; o Nosso Método, evitando o rótulo. Por quê? Porque na hora em que as pessoas colocam rótulos, elas engessam a coisa. E aí começam todas as intolerâncias, até com relação a quem está fora. E uma das confusões que eu procuro corrigir, uma das visões distorcidas, é que a pessoa pratique o Método dentro da sala de aula na qual ela aprende o Método. Só que ali é para aprender, não é para praticar. Não é para pôr em pratica. Por exemplo, se dentro de uma sala de classe, nós ensinamos a respirar corretamente, na hora em que a pessoa sai por aquela porta e vai embora, ela não há de sair respirando errado. Então não adiantou nada. Então, ela aprendeu a respirar certo aqui dentro, agora ela sai respirando certo e vai caminhando respirando certo até o seu carro, senta-se e vai conduzindo o carro, respirando corretamente. Chega no seu escritório e vai trabalhar, ou chega no seu ginásio e vai fazer esporte, respirando corretamente. Vai respirar corretamente, de forma mais produtiva, sempre, porque foi isso que ele aprendeu aqui. Eu usei respiração, podia usar qualquer outra técnica para exemplificar. Esse conjunto de técnicas e conceitos que ele aprende na nossa instituição, ele sai e deve aplicar, como você disse, em todas as situações da vida. Como nós tentamos explicar, tentamos expor. Que ele vai transmitir isso, ele vai irradiar isso, para toda a sociedade, porque ele vai irradiar pra família, ele vai irradiar para os amigos, ele vai irradiar para os seus colegas de trabalho. Então aquilo vai criando ondas de choque e, aquilo ali vai contagiando de uma forma positiva, todas as pessoas que travam contato com o nosso praticante.

Se o Carl Sagan dizia que a sociedade corrompe o indivíduo, esse efeito impregnador também pode funcionar, e deve, e o senhor pretende que funcione em sentido contrário?

Nós sabemos que funciona de lá pra cá. Façamos funcionar então, também, daqui pra lá.

Se o senhor escrevesse agora não o “Eu me lembro”, mas o “Eu sonho”, que sonho é que se escreveria?

Na verdade, do “Eu me lembro” eu não conseguiria acrescentar mais nada, porque aquele livro me saiu numa arrancada só. Às sete da noite eu comecei a escrever. Às sete da manhã, eu disse: vou descansar um pouquinho. E pronto, estava terminado. Não consegui acrescentar nem uma linha.

E o “Eu sonho”, o que é que tinha lá dentro?

Ali, não sei. Ali tem muita coisa! Tem muita coisa!

Podemos pegar-lhe por uma ponta, por um pé?

Que eu espero um dia poder expressar.

Mas vê com certeza. Nós sonhamos que os nossos filhos cresçam num mundo numa determinada direção. E nós configuramos qual é essa direção. O senhor não “hipotecou”, não investiu 50 anos de investigação, em procura de saberes, sem sentir dentro de si onde é que queria chegar? Onde é que quer chegar?

Eu gostaria de chegar a um ponto em que as pessoas, minimamente, escutassem o que nos temos a dizer. Que nos permitissem falar. Que não nos amordaçassem. Porque o grande problema que eu tenho sentido, é que nós temos coisas muito boas para dizer, não propondo um debate, mas propondo uma reflexão. O que ocorre é que os que não gostam do sistema, ou pensam que não gostam, não escutaram. Eles não conversaram comigo, não conversaram conosco, não conheceram a nossa gente, não leram nossos livros. Então, essa mordaça, eu gostaria, o meu sonho seria poder arrancar essa mordaça.

Eu me sinto sob aquela punição antiga, punição eclesiástica, do silêncio obsequioso. “Disse o que não devia, não falará mais.” E realmente eu sinto muito isso. Não querem que eu fale. Mas você observa que o que eu falo não é polêmico. Não considero polêmico, porque nós não estamos polemizando, nós não estamos discordando dos outros. Não é agressivo, acho que não é, não tenho intenção de que seja. Não quero agredir ninguém. E a proposta é boa, a proposta é uma juventude saudável. Nós trabalhamos essencialmente com adultos jovens. Portanto, produzir uma juventude saudável, juventude longe das drogas, do álcool e do fumo, se mais nada prestasse, pelo menos isso seria uma contribuição a ser reconhecida, que o nosso trabalho já esta há meio século proporcionando à sociedade.

Para nós que de fora visitamos a Sua Cultura, vamos fazer um exercício de flash. A sua visão ou a sua missão aponta pra onde? Onde é que é o horizonte que configura para esta sua passagem pela vida?

Eu tenho conhecido gente muito interessante, realmente exemplos de seres humanos. Pessoas com quem eu tenho o privilégio de conviver. Algumas há mais de 30 anos, outras há mais de 20 anos, outras que eu estou conhecendo agora, como é o seu caso, e que pra mim constitui um privilégio. Essa profissão nossa, esse nosso ideal, nos permite isso: conhecer pessoas. Nós não somos head hunters, nós somos heart hunters.

Obrigado!

Thiago

Entrevista sensacional!!!!

Como gravar a entrevista com o Educador DeRose, em Portugal, em mídia de CD-Rom (que permite reprodução em aparelho DVD).

Olá Mestre,
Segue o passo a passo para gravar a entrevista em CD-Rom no formato de vídeo para reprodução na maioria dos aparelhos de DVD:

1° Fazer o download da entrevista (salvar em um local que você lembre no computador);

2° Abrir o programa Nero;(utilizei a versão 4 : Nero vision 4 (Essentials SE)

3° Clicar na aba CD;

4° Selecione o ícone foto e vídeo;

5° E na sequência, criar CD de vídeo;

6° Abrirá uma janela chamada Meu CD de Vídeo, nela clique no botão adicionar e escolha o arquivo da entrevista. (Importante: caso não visualize o arquivo, escolha a pasta onde foi salva a entrevista e na parte inferior em Tipos de arquivo, altere para Todos os arquivos (*.*). Dessa forma a entrevista aparecerá para escolha);

7° Insira a mídia de CD-Rom para gravação.

8º. Pronto. Agora você pode promover uma atividade cultural ou deixar a entrevista rodando na sala de espera . Pode fazer uma cópia para todos seus alunos, amigos e familiares.

Se houver alguma dúvida, me coloco a disposição. [Contatá-lo pelo nosso blog.]

That’s all!

Um abraço a todos.

Thiago Ferreira
Instrutor do Método DeRose
Unidade Tatuapé – São Paulo

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segunda-feira, 4 de maio de 2009 | Autor:

Ter conhecido esse homem honesto, inteligente, meigo, sensível foi para mim um grande privilégio. Agradeço à sua shaktí Luísa, a quem também admiro tanto por sua inteligência e beleza, o grande obséquio, o pújá que foi introduzir-nos, reciprocamente, um ao outro. Eu sempre soube que existia vida inteligente fora da Nossa Cultura, mas difícil de se achar, como a farinha de melhor qualidade para formular o nosso croissant.

Rogo aos deuses do Olimpo que eu possa preservar a proximidade de vocês os dois, que me proporcionam tanto bem-estar. 

Estou a ler o livro do António Mateus, Selva Urbana, que me ofertou com uma comovente dedicatória. No livro ele conta, entre outras coisas, algumas passagens da sua convivência com o grande líder Nelson Mandela, mártir de tantas perseguições e exclusões. Em um dos trechos Mandela declara: “Sabem? Se alguma coisa aprendi na prisão, é que o tempo é a coisa mais importante na vida. Dada por Deus, uma só uma vez. E nunca mais volta para trás.”  “É por isso que procuro chegar sempre a horas a todos os compromissos. Quem se atrasa, rouba a coisa mais preciosa dos outros: o tempo. E esse, é um tesouro de vida que só Deus nos deveria poder subtrair.”

Recomendo veementemente a leitura deste livro, que instrui, emociona e expande a inteligência.

E aguardo a oportunidade de receber em São Paulo esse amigo que o destino estava guardando para mim, para tentar retribuir modestamente a hospitalidade lusitana, tão proverbial entre nós.

 

Mateus Antonio

Obrigado mestre pela sugestão de leitura do meu livro Selva Urbana, que me deu um prazer imenso escrever.
Se me permite o espaço, para os eventuais interessados – já que o livro é uma edição universitária de acesso nem sempre fácil – aqui vos deixo o respectivo link da internet.
Abraço de amizade.

http://www.wook.pt/ficha/a-selva-urbana/a/id/200358

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